{"id":1412,"date":"2020-06-26T06:05:00","date_gmt":"2020-06-26T05:05:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.wine-law.org\/?p=1412"},"modified":"2020-06-29T11:36:00","modified_gmt":"2020-06-29T10:36:00","slug":"delimitation-de-laoc-une-victoire-de-plus-pour-les-facteurs-naturels","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.wine-law.org\/index.php\/delimitation-de-laoc-une-victoire-de-plus-pour-les-facteurs-naturels\/","title":{"rendered":"D\u00e9limitation de l&rsquo;AOC : une victoire de plus pour les facteurs naturels"},"content":{"rendered":"<span class=\"rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">tdl<\/span> <span class=\"rt-time\">5<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span>\n<p>\u00ab&nbsp;Le juge est la bouche qui\nprononce les paroles de la loi&nbsp;\u00bb \u00e9non\u00e7ait Montesquieu dans son ouvrage <em>L\u2019esprit des lois<\/em>&nbsp;de 1748, en\ns\u2019opposant ainsi \u00e0 la th\u00e9orie du \u00ab&nbsp;Gouvernement des juges&nbsp;\u00bb. Le juge\nselon le droit fran\u00e7ais ne doit pas s\u2019illustrer comme cr\u00e9ateur de droit, il ne\ndoit pas avoir une fonction normative. Toutefois, il va tout de m\u00eame disposer\nd\u2019un pouvoir autonome d\u2019interpr\u00e9tation lui permettant de disposer d\u2019une marge\nde man\u0153uvre pour trancher les litiges. <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans ce r\u00f4le que se place le juge administratif sur la question de la d\u00e9limitation des aires g\u00e9ographiques des appellations d\u2019origine. Celles-ci sont d\u00e9finies \u00e0 l\u2019art. <a href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069565&amp;idArticle=LEGIARTI000032222759&amp;dateTexte=29990101&amp;categorieLien=cid\" class=\"broken_link\">L 431-1<\/a> du Code de la consommation disposant que \u00ab\u00a0constitue une appellation d&rsquo;origine la d\u00e9nomination d&rsquo;un pays, d&rsquo;une r\u00e9gion ou d&rsquo;une localit\u00e9 servant \u00e0 d\u00e9signer un produit qui en est originaire et dont la qualit\u00e9 ou les caract\u00e8res sont dus au milieu g\u00e9ographique, comprenant des facteurs naturels et des facteurs humains\u00a0\u00bb. Alors que cette d\u00e9finition souligne clairement l\u2019importance des facteurs naturels et humains lors de la d\u00e9limitation, le juge administratif demeure bien souvent h\u00e9sitant sur l\u2019interpr\u00e9tation de cet article. S\u2019il pr\u00e9cise que ces facteurs doivent \u00eatre appliqu\u00e9s de mani\u00e8re homog\u00e8ne lors de la reconnaissance des appellations d\u2019origine, dans une d\u00e9cision concernant l\u2019AOC Rasteau [CE, 12 juin 2013, req. n\u00b0 <a href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000027542887&amp;fastReqId=1446492472&amp;fastPos=1\" class=\"broken_link\">350\u00a0214<\/a>], le juge administratif adopte, dans sa <a href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000039217421&amp;fastReqId=1377768183&amp;fastPos=1\" class=\"broken_link\">d\u00e9cision<\/a> sur l\u2019AOC Pauillac, une position qui n\u2019est pas nouvelle\u00a0:<\/p>\n\n\n\n<ul><li>dans <a href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000027542887&amp;fastReqId=1446492472&amp;fastPos=1\" class=\"broken_link\">l\u2019affaire Rastea<\/a>u, le juge affirme l\u2019\u00e9galit\u00e9 existante entre les facteurs naturels et humains en condamnant la d\u00e9cision de la commission d\u2019expert de l\u2019INAO qui se fonde exclusivement sur \u00ab\u00a0des facteurs naturels, g\u00e9ologiques, p\u00e9dologiques et climatiques [\u2026] sans se r\u00e9f\u00e9rer aux facteurs humains relatifs aux parcelles litigieuses\u00a0\u00bb\u00a0;<\/li><li>dans <a href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000039217421&amp;fastReqId=1377768183&amp;fastPos=1\" class=\"broken_link\">l\u2019affaire Pauillac<\/a>, le juge proc\u00e8de \u00e0 une interpr\u00e9tation de la loi bas\u00e9e sur l\u2019introduction d\u2019une hi\u00e9rarchie dans l\u2019\u00e9valuation des facteurs naturels et humains. Au risque de cr\u00e9er une confusion juridique, il impose la relation d\u2019\u00e9galit\u00e9 entre ces facteurs du lien uniforme introduit par la conjonction \u00ab\u00a0et\u00a0\u00bb de la loi mais il s\u2019autorise souvent \u00e0 en favoriser un au d\u00e9triment de l\u2019autre. Il se soumet \u00e0 la lettre de la loi tout en agissant, \u00e0 d\u2019autres moments, \u00e0 son encontre. <\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire de la construction de la d\u00e9finition de l\u2019appellation d\u2019origine met en lumi\u00e8re des difficult\u00e9s grammaticales concernant les conjonctions de coordination. En effet, l\u2019art. 1<sup>er<\/sup> de la loi du 6 mai 1919 relative \u00e0 la protection des appellations d\u2019origine introduit une alternative entre l\u2019origine et les usages locaux, loyaux et constants du fait de la pr\u00e9sence du mot \u00ab ou \u00bb. Alors que certains plaidaient pour un cumul des deux, la majorit\u00e9 des tribunaux a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 se cantonner \u00e0 la lettre de la loi [voir \u00e0 ce propos Joseph Capus<em>, <a href=\"http:\/\/www.mareetmartin.com\/livre\/levolution-de-la-legislation-sur-les-appellations-dorigine\">L\u2019\u00e9volution de la l\u00e9gislation sur les appellations d\u2019origine<\/a>\u00a0<\/em>: gen\u00e8se des appellations d\u2019origine, r\u00e9\u00e9dition Mare&amp;Martin, Paris, 2019, pp. 51-52] conduisant au d\u00e9tournement du but de cette derni\u00e8re, devenant alors peu efficace. \u00a0Aujourd\u2019hui, la le\u00e7on a \u00e9t\u00e9 tir\u00e9e d\u2019o\u00f9 la pr\u00e9sence du caract\u00e8re cumulatif entre les facteurs naturels et les facteurs humains. Pour autant, le juge administratif semble pr\u00e9f\u00e9rer la solution retenue dans la loi de 1919 comme le met en lumi\u00e8re la <a href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000039217421&amp;fastReqId=1377768183&amp;fastPos=1\" class=\"broken_link\">d\u00e9cision<\/a> concernant l\u2019AOC Pauillac. <\/p>\n\n\n\n<p>Le juge administratif, en l\u2019esp\u00e8ce, doit se prononcer sur la modification du <a href=\"https:\/\/www.wine-law.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Cahier-des-Charges-AOC-Pauillac.pdf\">cahier des charges de l\u2019appellation \u00ab\u00a0Pauillac\u00a0\u00bb<\/a> ayant entra\u00een\u00e9 l\u2019exclusion de parcelles de l\u2019aire g\u00e9ographique de cette derni\u00e8re. Il effectue un contr\u00f4le minutieux des \u00e9l\u00e9ments qui lui sont soumis pour v\u00e9rifier l\u2019existence ou non d\u2019une erreur manifeste d\u2019appr\u00e9ciation. Tout en rappelant l\u2019art. <a href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069565&amp;idArticle=LEGIARTI000032222759&amp;dateTexte=29990101&amp;categorieLien=cid\" class=\"broken_link\">L 431-1<\/a> du Code de la consommation et le fait que \u00ab\u00a0l&rsquo;autorit\u00e9 administrative est tenue, pour d\u00e9terminer l&rsquo;aire g\u00e9ographique de production, de se fonder \u00e0 la fois sur des facteurs naturels et des facteurs humains fa\u00e7onnant la qualit\u00e9 ou les caract\u00e8res propres du produit d\u00e9sign\u00e9 par l&rsquo;appellation d&rsquo;origine\u00a0\u00bb [cons. 7], le Conseil d\u2019\u00c9tat estime que l\u2019autorit\u00e9 administrative, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019INAO, peut exclure de l\u2019appellation les parcelles ne satisfaisant pas aux exigences d\u00e9coulant des seuls facteurs naturels retenus pour la d\u00e9limitation de l\u2019aire g\u00e9ographique. Ainsi, une hi\u00e9rarchie se dessine avec au sommet, les facteurs naturels. Cette position n\u2019est pas in\u00e9dite. Elle avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e dans la d\u00e9cision concernant l\u2019appellation \u00ab\u00a0Aloxe-Corton\u00a0\u00bb [CE, sect. cont., 25 octobre 2006, req. n\u00b0 <a href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000008241880&amp;fastReqId=421879774&amp;fastPos=1\" class=\"broken_link\">279775<\/a>] o\u00f9, alors m\u00eame que les facteurs humains \u00e9taient respect\u00e9s, l\u2019absence de conformit\u00e9 des facteurs naturels des parcelles n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019AOC \u00ab\u00a0Aloxe-Corton\u00a0\u00bb avaient suffi \u00e0 justifier leur exclusion. <\/p>\n\n\n\n<p>En l\u2019esp\u00e8ce, le juge ne reprend que\nles \u00e9tudes faites par les experts de l\u2019INAO sur la composition des sols des\nparcelles pour justifier l\u2019exclusion des parcelles litigieuses de l\u2019aire\ng\u00e9ographique de l\u2019AOC Pauillac puisque ne r\u00e9pondant pas aux exigences du cahier\ndes charges [cons. 11]. Le conseil d\u2019\u00c9tat refuse de prendre en consid\u00e9ration\nles facteurs humains, il ne s\u2019y int\u00e9resse m\u00eame pas et rejette le facteur\nhistorique, estimant que \u00ab&nbsp;la pr\u00e9sence de traces d\u2019anciennes vignes ne fait pas\nobstacle \u00e0 ce que certaines parcelles soient exclues&nbsp;\u00bb [cons. 11]. Le juge\nn\u2019observe donc pas un double manquement aux facteurs, le seul d\u00e9faut de\nsimilitude entre les sols des parcelles suffit \u00e0 l\u00e9gitimer l\u2019exclusion de\nl\u2019aire g\u00e9ographique de l\u2019appellation. La pr\u00e9sence ou l\u2019absence des facteurs\nhumains inscrits dans le cahier des charges importe peu au Conseil d\u2019Etat, qui\nsemble les d\u00e9laisser. En effet, il ne s\u2019int\u00e9resse que h\u00e2tivement au seul\nfacteur historique qui, pour certains, n\u2019est qu\u2019un des deux \u00e9l\u00e9ments formant\nl\u2019ensemble des facteurs humains n\u00e9cessaires \u00e0 la d\u00e9termination du terroir [sur\nce point, T. Georgopoulos, \u00ab&nbsp;Le contentieux de la d\u00e9limitation\ng\u00e9ographique des AOC&nbsp;\u00bb, Dr. adm. avril 2010, n\u00b04, comm. 48]. <\/p>\n\n\n\n<p>Le Conseil d\u2019\u00c9tat, comme il a d\u00e9j\u00e0 pu le faire auparavant, adopte pour le terroir une vision juridique qui lui est propre. Tandis que \u00ab\u00a0le terroir r\u00e9side sur l\u2019id\u00e9e de l\u2019interaction incessante entre tous les facteurs g\u00e9ologiques, p\u00e9dologiques, climatiques et humains qui forment l\u2019identit\u00e9 des crus m\u00e9ritant la protection d\u2019une AOC\u00a0\u00bb [<em>Ibid<\/em>. p. 48 \u2026], selon l\u2019id\u00e9e que le produit d\u2019appellation d\u2019origine tient sa qualit\u00e9 ou ses caract\u00e8res autant du milieu naturel que du savoir-faire, le juge attribut pourtant, au sujet de l\u2019appellation Pauillac, la pr\u00e9\u00e9minence aux facteurs naturels, rappelant implicitement que ces derniers anticipent in\u00e9vitablement les facteurs humains. Comme le souligne C. Georgelin, le juge administratif s\u2019inscrit comme un v\u00e9ritable acteur dans le dessin du terroir et s\u2019autorise \u00e0 interpr\u00e9ter au-del\u00e0 de la loi. \u00ab\u00a0Le juge devient cr\u00e9ateur de droit et se conc\u00e8de une fonction qui ne lui est pas explicitement attribu\u00e9e\u00a0\u00bb [C. Georgelin, <a href=\"http:\/\/www.theses.fr\/2017REIMD008\"><em>Fonction identitaire et protection juridique du \u00ab terroir \u00bb<\/em>, <em>: \u00e9tude des rapports entre les sciences du vin et le droit vitivinicole<\/em><\/a><em>, <\/em>Th\u00e8se \u2013 Reims, 2017, p. 283]. En agissant ainsi, le juge influe sur le cadre r\u00e9glementaire du terroir et sur la d\u00e9finition m\u00eame de l\u2019AOC. \u00ab\u00a0Le juge fait une interpr\u00e9tation non sans cons\u00e9quences des r\u00e8gles de droit affili\u00e9es au terroir\u00a0\u00bb [C. Georgelin, <em>op.cit.<\/em>, p. 283]. En effet, il vient d\u00e9composer la notion de terroir, qui est au c\u0153ur de la d\u00e9finition de l\u2019AOC et qui a connu une construction laborieuse dans l\u2019histoire. Le risque de cette position bivalente du juge sur l\u2019interpr\u00e9tation de la loi conduit \u00e0 l\u2019incertitude sur les effets de son application et am\u00e8ne \u00e0 une perception du texte qui d\u00e9passe l\u2019esprit m\u00eame de celui-ci. Le juge se perd, de nouveau, dans sa grammaire et h\u00e9site sur le sens que doit prendre la conjonction de coordination \u00ab\u00a0et\u00a0\u00bb. De toute \u00e9vidence, cela am\u00e8ne \u00e0 une appr\u00e9hension du terroir qui reste incertaine et fluctuante. Il appara\u00eetrait utile que le Conseil d\u2019\u00c9tat sollicite, par le biais d\u2019une question pr\u00e9judicielle, la Cour de Justice de l\u2019Union europ\u00e9enne pour qu\u2019elle pr\u00e9cise les crit\u00e8res dont doit user l\u2019administration lorsqu\u2019elle effectue un travail de d\u00e9limitation g\u00e9ographique d\u2019une aire d\u2019AOC comme le sugg\u00e8re Cyrielle Cassan [C. Cassan, \u00ab\u00a0L\u2019annulation partielle de l\u2019AOC Pic Saint-Loup par le Conseil d\u2019Etat\u00a0\u00bb, <a href=\"http:\/\/www.mareetmartin.com\/revue\/jus-vini?lang=en\">Jus Vini<\/a> vol. 3, 2019, p. 75]. Toutefois, pour l\u2019instant, cette impr\u00e9cision pr\u00e9torienne quant \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation de cet article risque d\u2019entra\u00eener, \u00e0 terme, une fragilisation de la notion m\u00eame d\u2019AOC.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><span class=\"rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">tdl<\/span> <span class=\"rt-time\">5<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span> CE, 14 octobre 2019, Req, n\u00b0417843<\/p>\n<p>Le juge administratif met en place une hi\u00e9rarchie, initialement inexistante, entre les facteurs naturels et les facteurs humains, indispensables \u00e0 la d\u00e9finition du terroir, excluant ainsi de l\u2019aire d\u2019appellation \u00ab Pauillac \u00bb les parcelles litigieuses.  <\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"status","meta":{"sfsi_plus_gutenberg_text_before_share":"","sfsi_plus_gutenberg_show_text_before_share":"","sfsi_plus_gutenberg_icon_type":"","sfsi_plus_gutenberg_icon_alignemt":"","sfsi_plus_gutenburg_max_per_row":"","spay_email":""},"categories":[263],"tags":[340],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.wine-law.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1412"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.wine-law.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.wine-law.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.wine-law.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.wine-law.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1412"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.wine-law.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1412\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1414,"href":"https:\/\/www.wine-law.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1412\/revisions\/1414"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.wine-law.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1412"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.wine-law.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1412"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.wine-law.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1412"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}